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Les webtrotteurs version 2008, ce sont 4 jeunes qui se sont inscrits volontairement sur une action proposée par la
Mission Locale.
Appareil photo numérique, bloc-notes et stylos en poche, ils sont allés à la rencontre de professionnels pour les interviewer sur
leurs métiers et activités.
Au préalable, ces jeunes ont bénéficié d’une demi-journée de préparation de leurs questionnaires avec le soutien de la prestataire
psychologue de la Mission Locale, Mme Dominique Farges, qui les a aidés à formuler leurs interrogations à l’attention de leurs différents interlocuteurs.
Et puis dès le lendemain, c’était le départ en mission pour ces reporters d’un jour. Ils ont enchaîné les interviews entre un chef
d’entreprise du secteur de la construction métallique, un artisan chocolatier, une peintre en bâtiment…
Le résultat de leur travail est compilé dans ce blog : ce sont leurs articles et leurs photos que nous vous invitons à lire
ci-dessous. Et ce sont eux qui ont appris à faire un blog pour mettre en ligne le fruit de leur travail.
Pour notre part, nous tenons à les féliciter pour la qualité de leur travail et surtout pour leur investissement dans cette
action.
Merci également à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Corrèze qui chaque année nous transmet les coordonnées de ses
ressortissants pour nous faciliter la prise de contact.
Un grand merci à tous ces chefs d’entreprises, aux salariés et à tous les interlocuteurs divers et variés que nous avons rencontré à
cette occasion pour nous avoir reçu aussi spontanément et avoir transmis à ces jeunes leurs passions pour leurs métiers.
L’équipe de la Mission Locale de l’arrondissement de Tulle.

De haut en bas Cédric, Nadège, Nicolas et Vincent
Par Jeunes reporters tullistes
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Notre première visite nous a conduit le mercredi 4 juin 2008 à 9h00 chez Monsieur Gourdon qui dirige une entreprise de construction
métallique à Tulle afin de discuter de son métier qu’il va quitter après 35 années de travail passionné. La mission locale a pris contact avec cette entreprise pour casser l’image
« germinale » de cette profession et parce que cette entreprise souhaite faire du recrutement via la formation.
Pour débuter notre entretien, il nous fait part des règles du métier qui nécessite un grand sens des responsabilités, de la
polyvalence et de la rigueur .Il nous fait aussi savoir que le métier est attractif et bien rémunéré. Il est aussi facilité par l’arrivée de machines qui ont soulagé le travail des hommes comme
les nacelles ou bien les porteurs de charges.
La formation de personnel qualifié est un domaine très important pour assurer la relève des travailleurs actuels .L’entreprise a de ce
fait un grand besoin en terme de recrutement de personnel intéressé par la profession.
Quand on lui parle de la conjoncture actuelle, il nous explique qu’il faut faire face au prix du métal en hausse et adapter ses
constructions à la demande du client autant en terme de décoration qu’en taille du chantier.
Pour conclure, il est important de rappeler que l’entreprise a été amenée à travailler pour le célèbre stade de France, qui a entrainé
des retombées médiatiques importantes. Mais son activité est avant tout concentrée sur le bassin de Tulle avec des réalisations telles que le centre de tri postal, l’office HLM, les zones
d’activités ou encore la caserne des pompiers.
En haut, Mr Gourdon, ci-contre, locaux
Par Jeunes reporters tullistes
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Nous avons eu l’honneur de rendre visite le vendredi 4 juin à un passionné du goût , monsieur Gorse Gaël, qui nous assure que le
chocolat est façonnable à l’infini…c’est dire si il en a du travail. Un vrai artisan du chocolat comme il est assez rare en France. Il sélectionne ses produits, les façonne à l’infini, les
combine avec des fruits de tous pays, fabrique sa praline, propose des glaces maison…
Intérieur de la Boutique
Mr Gorse et son chef pâtissier
Il ne manque pas également de contacter ses collègues dans le métier pour partager des recettes et des façons de travailler afin d’en savoir toujours plus sur son produit et de proposer des
nouveautés à ses clients. Il ne se contente pas de satisfaire la clientèle assez variée du centre ville de Tulle puisqu’il peut aussi honorer les commandes des comités d’entreprises qui le
désirent.
Pour son activité, il travaille avec des fournisseurs
propriétaires de plantations à l’étranger, ce qui l’amène donc à voyager pour aller sélectionner lui-même des produits (les cabosses, fruits des cacaoyers, les gousses de vanille…). Il travaille
avec une dizaine de chocolats d’origines très variées (Afrique, Amérique du Sud…) qu’il transforme à l’aide d’une enrobeuse qui gère la préparation du chocolat liquide pour être ensuite transvasé
dans des moules ou bien façonné par la main de l’artisan chocolatier.
Nous avons eu le privilège, tels des goûteurs de vin, de
déguster des chocolats de grandes origines, de voir l’envers du décor de cet établissement d’exception, et enfin de partager un moment privilégié avec une équipe de gens passionnés par leur
métier.
Pour conclure il faut savoir que la mission locale nous a conduit chez cet artisant puisque l’ouverture d’une section chocolatier est
a envisager au CFA des 13vents à partir du mois de septembre.
Par Jeunes reporters tullistes
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Véhicule de l'entreprise
C’est avec une immense curiosité, que nous nous sommes rendus le jeudi 05 juin à la rencontre de Monsieur Malichier qui dirige une société qui
propose de l’aménagement de véhicules professionnels. Installé depuis seulement 3 mois, cet ancien du bâtiment a semble-t-il réussi sa reconversion.
Vue d'Intérieur
A l’origine dans la branche du TP, c’est internet qui a permis à cet ancien ouvrier puis formateur de découvrir cette activité assez peu répandue. Il a pu démarrer grâce à sa collaboration avec
un fournisseur allemand spécialisé dans ce domaine. En effet, imaginant une possible reconversion et manifestant une envie de se mettre à son compte, M.Malichier, très intéressé par la
carrosserie industrielle, a entrepris de faire des recherches sur internet qui l’ont rapidement conduit à cette activité innovante.
Se rendant
rapidement compte que ce marché etait en voie de développement, il a crée seul son entreprise et a commencé à travailler sur toute la Corrèze. En effet il est un des seuls à proposer ce type
de services et son marché s’est rapidement étendu au-delà des frontières du Département : en effet c’est toute la Corrèze qui est couverte, mais aussi la Région et les départements
limitrophes. Son carnet de commandes ne désemplit par car il s’occupe aussi bien d’aménager des véhicules utilitaires, que ceux appartenant à des personnes à mobilité réduite. Chaque besoin du
client peut être satisfait par son offre de services, avec en plus l’assurance d’avoir un matériel à la fois léger, mais surtout conforme aux normes européennes et ayant passé avec succès les
épreuves des crash-test. Des double-planchers, en passant par les étagères, les établis et autres accessoires, le peintre, l’électricien, les SAV et autres menuisiers y trouvent tous leur
compte.
Entre
aménagement, suivi administratif et négociations commerciales, M.Malichier ne compte pas ses heures. Mais c’est encore une fois un passionné que nous avons rencontré, et quelqu’un qui a
parfaitement réussi sa reconversion.
Sous la multiplication des commandes, l’artisan va bientôt se lancer à la recherche d’un ouvrier « avant tout polyvalent »
pour l’assister dans son travail.
Pour finir, M.Malichier qui nous avait montré au début des photos de ses réalisations, nous a invité à repasser lui faire une petite
visite en fin de mois pour assister à l’aménagement d’un gros véhicule qu’il a en commande.
Par Jeunes reporters tullistes
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Vue de la maison écologique
Le 5 juin, nous nous sommes rendus à Marcillac-La Croisille pour aller rencontrer Monsieur Courcol qui, installé depuis quelques mois comme artisan, a entrepris la construction d’un prototype de
maison écologique. Arrivés vers 15h00, rue des Cèdres, nous avons interrompu l’entrepreneur et son ouvrier, pour entamer un échange très intéressant sur la philosophie de la maison
écologique : quelles en sont les enjeux, quel intérêt cette démarche représente-elle…
La maison que
nous avons visité fait environ 100m2, bien sûr elle est exposée plein sud, est entièrement écologique et pratiquement autonome, du sous-sol au plafond : ouate de cellulose, poêle à bois,
charpente bois et autres matériaux naturels la composent.
Ouate de cellulose
Pour répondre à notre question : « En un mot, comment inciteriez-vous le grand public à s’intéresser à votre démarche ? », Monsieur Courcol nous répond
« Réveillez-vous ! ». Effectivement, petit à petit, les consciences s’éveillent sur les enjeux climatiques, mais beaucoup de chemin reste à faire.
Il nous a ensuite expliqué que, malgré le retard de la France sur ces questions environnementales (par rapport à nos voisins nord
européens), les choses évoluent petit à petit puisque par exemple, certaines banques commencent à jouer le jeu en proposant déjà de faire des taux préférentiels sur l’acquisition d’une maison de
type écologique.
Concernant son activité, M.Courcol voit déjà des demandes affluer et envisage de ce fait d’embaucher des ouvriers (charpentiers,
menuisiers, en tout cas du personnel polyvalent), pour répondre aux demandes de ses clients.
En conclusion,
la petite heure passée entre Monsieur Courcol et nous a été très enrichissante sur le plan de la bataille menée pour faire connaître et reconnaître les enjeux de la construction de maison
écologique.
Par Jeunes reporters tullistes
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Mercredi 11 juin 2008
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Le vendredi 6 juin, nous sommes partis à la rencontre d’une jeune apprentie peintre dans son centre de formation continue, l’Union
Compagnonnique de Brive, dirigée par M. Gagnebé qui nous a reçu au sein de ses locaux. Issu de l’entreprise, il a choisi ce métier car il est question de partage des valeurs et d’entraide.
En effet, ce centre accueille tout public à condition qu’il ait plus de 16 ans et propose de les former aux métiers de
carreleur mosaïste, couvreur, maçon, peintre et platrier plaquiste.
Chaque parcours est individualisé de manière à proposer à chacun la formation adaptée à ses besoins. La transmission du savoir-faire
est une valeur forte du Centre. Les parcours sont construits par paliers de progression à l’image du Compagnonnage.
Il est aussi fait un gros travail sur le « savoir être » des apprentis car c’est ce qui les aidera à s’installer de façon
durable dans une entreprise on encore de construire un parcours professionnel sérieux.
C’est donc en proposant une orientation, en entretenant des bons rapports et en cherchant des solutions, qu’il apporte son soutien à
ses stagiaires tout en étant très exigent pour qu’ils réussissent dans l’entreprise.
Coralie, Mr Gagnebé et Vincent
Par Jeunes reporters tullistes
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Mercredi 11 juin 2008
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Cette rencontre au sein de l’établissement s’est donc faite avec une jeune femme actuellement en formation, Melle Coralie
Reynal.
Selon le Directeur du centre, il n’existe pas encore de parité homme femme dans la profession mais il espère que ça viendra. Il est
ravi de recevoir des filles car comme Coralie l’a fait, elles ouvrent le chemin à d’autres. Il prévoit dailleurs 50% de filles pour ses effectifs l’an prochain !
Lors de notre rencontre, Coralie était accompagnée de Madame Pougheon (coordinatrice du GEIQ BTP 19). Elle est son employeur, le lien
entre le centre de formation, Coralie, et l’entreprise qui l’a reçue pendant deux ans dans le cadre de son contrat de professionnalisation. Elle lui apporte son aide pour créer des liens solides
avec l’entreprise car cette jeune fille de 22 ans doit faire face aux difficultés d’être une fille dans le milieu du bâtiment. Les clients sont gênés de sa présence, l’apprentissage est compliqué
et elle ressent une mauvaise ambiance au travail…mais aujourd’hui toutes ces épreuves ont renforcé son caractère, elle a su trouver des complicités avec certains de ses collègues, et c’est une
jeune femme déterminée que nous avons eu la chance d’interviewer.
Elle a commencé sa formation en 2006 après l’obtention de son Bac STT car elle était très attirée par ce métier. Aujourd’hui elle
souhaiterait devenir décoratrice d’intérieur à son compte donc elle n’a pas l’intention de renoncer face aux petits tracas du métier. Elle est un exemple de détermination, de courage et de
volonté pour nous. Une belle rencontre.
De gauche à droite Mme Pougheon, Coralie, Mr Gagnebé, Vincent
Par Jeunes reporters tullistes
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